J'écoute : ROBBIE WILLIAM
Je regarde : le ciel bleu
Je lis : dans ses pensées
Je joue : avec les chats et la souris
Je mange : des oeufs brouillés au saumon
Je bois : du champagne

11/03/2006

11/03/06 - 20:29

je reçois

ce soir je fais office d'homo de service.
une amie viens diner chez moi et elle
a déjà deux heures de retard.
elle commence à me gonfler celle là
encore une en panne de jule.
pour le diner je vais la régaler par ces temps de grippe aviaire.
foie gras frais en entrée
poulet fermier basquaise
tiramisu
quelqu'un souhaite t'il la remplacer?

27/02/2006

27/02/06 - 01:40

j'écoute ça ce soir

Woman I can hardly express,
My mixed emotion at my thoughtlessness,
After all I'm forever in your debt,
And woman I will try express,
My inner feelings and thankfullness,
For showing me the meaning of succsess,
oooh well, well,
oooh well, well,

Woman I know you understand
The little child inside the man,
Please remember my life is in your hands,
And woman hold me close to your heart,
However, distant don't keep us apart,
After all it is written in the stars,
oooh well, well,
oooh well, well,

Woman please let me explain,
I never mean (t) to cause you sorrow or pain,
So let me tell you again and again and again,
I love you (yeah, yeah) now and forever,
I love you (yeah, yeah) now and forever,
I love you (yeah, yeah) now and forever,
I love you (yeah, yeah) ...

22/02/2006

22/02/06 - 01:38

je suis très triste et j'ai honte de voir ce qui se passe dans mon pays

je pense beaucoup à toi Ilan

Une poignée de terre

Sur le cercueil d’Ilan Halimi, 23 ans, j’ai jeté une poignée de terre, au nom de tous les nôtres.

Les nôtres, ce ne sont plus seulement les Juifs ; ce sont les gens mis en danger par la barbarie.

Ce n’est pas moi qui ai choisi ce mot aux effluves effrayants, c’est le procureur de la République, lors de sa conférence de presse ce matin, et la police également.

Les abords du cimetière de Pantin étaient encombrés, les allées déversaient à flot continu des centaines de gens, mille cinq cents environ, venus dire au revoir à Ilan. Et sans doute aussi : "Attention ! Nous sommes là ! Ça suffit !"

Nous autres, de Primo, avons marché longtemps, avec les autres. Même les tombes semblaient pleurer la mort abominable d’Ilan. Vivants et morts étaient les nôtres.

J’ai avancé lentement, j’ai écouté le grand rabbin Messas avertir nos enfants d’être prudents, de ne pas céder à la facilité des contacts cybernétiques. Je regardais tous ces jeunes, je hurlais silencieusement, je cherchais Dieu ; j’ai vu une mère anéantie. Son silence m’a fracassée.

Ilan a été retrouvé par une passante, agonisant, près de la gare de Sainte Geneviève des Bois. Nu, brûlé à 80%, ligoté, bâillonné, menotté, une oreille coupée, le corps lardé de coups de poignard, et j’en passe, que je n’ose écrire ici ; mais il était encore vivant !

J’ai des envies effrayantes de vengeance, mais je ne veux pas leur céder, JE NE VEUX PAS que les monstres soient vainqueurs !

Cependant, que faire lorsque notre force est le langage et l’humanisme ? Cette force est devenue une faiblesse.

Vers quels abaissements, quelles rétrogradations veut-on nous attirer ?

Quelles humiliations a dû subir Ilan, outre ses souffrances ! Quelles douleurs !

Je le dis haut et clair, dans ce cercueil auquel nous avons envoyé des baisers sincères mais dérisoires, j’aurais voulu voir ses bourreaux, et même aider à les y envoyer !

Mais aucun de nous n’y parviendrait jamais ; l’idée même d’infliger la souffrance nous tétanise ; que voulez-vous, nous sommes seulement des êtres humains civilisés…

Tous, nous avions le même regard ; perplexe, désorienté, en colère, désespéré… Tous nous affichions la même détermination : nul n’a le droit de nous faire ça ! Il faut punir, vite, sévèrement !

Pourtant, comment punir un tel crime ?

En son temps, la loi du Talion fut un progrès ; on n’exécutait plus pour un simple vol ; on hiérarchisait les peines en fonction des préjudices. Mais ici, quelle peine serait proportionnelle à la sauvagerie qu’Ilan a subie pendant trois interminables semaines ?

J’entendais des pères de famille décréter : "Dans des cas comme ça, il faut rétablir la peine de mort !" Ah oui ? Parce qu’une injection ou un couperet, ça peut équivaloir aux supplices qu’a subis Ilan ?

Ici commence la série des points d’interrogation des citoyens que nous sommes ;

Pourquoi cette affaire n’a-t-elle pas été médiatisée, et même surmédiatisée ? C’était sans doute le seul moyen d’effrayer les barbares, et peut-être ainsi de les obliger à rendre Ilan, torturé, mais vivant ?

Pourquoi la police n’a-t-elle pas pris au sérieux cet enlèvement dès le début ? Tout de même, trois semaines de disparition, même le vulgum pecus comprend qu’il s’agit d’un acte planifié, organisé, à l’issue dangereuse !

Pourquoi n’a-t-on diffusé qu’hier le portrait robot de la jeune fille blonde qui servait d’appât ? Elle s’est aussitôt présentée au commissariat, et dans la nuit quinze ***** ont été arrêtés, la chambre des tortures découverte ; seul est en fuite le chef du gang, qui se fait appeler "Le cerveau des barbares"! En voilà un à qui il faudra expliquer avec force démonstrations ce qu’est un cerveau !

Si cette fille s’était vue sur l’écran il y a trois semaines, Ilan serait sans doute maintenant en train de se régaler à l’idée du Shabbat que sa mère préparerait…

Pourquoi parle-t-on de crime crapuleux ? A-t-on déjà vu un marchand abîmer sa marchandise ? A part couper un lobe d’oreille ou une phalange, quel kidnappeur s’acharnerait ainsi sur la personne censée lui rapporter un gros paquet d’argent ?

Comment a-t-on pu surveiller le cybercafé d’où étaient envoyés les messages, prendre un de ces ***** en photo, et le laisser échapper ?

Pourquoi tout le monde s’acharne-t-il à éviter le mot "Juif"?

Ici, je veux laisser la parole à un des co-auteurs de "La Paix impossible ?", Fabien Ghez, qui assistait ce matin à l’enterrement d’Ilan ; "Il fallait surtout banaliser, banaliser et montrer que c'était en vérité un fait divers qui entrait dans le lot des affaires de gangstérisme. Le fait que ce jeune soit juif n'était qu'une malheureuse coïncidence. Les autres tentatives d'enlèvement ont "touché des membres de la communauté juive mais pas seulement ...". C'est rassurant pour nous, il n'y avait pas que des Juifs!!!

Raisonnons un peu ; les Juifs représentent environ 2% de la population de la région parisienne. Les personnes que ces crapules ont "au hasard" tenté ou réussi à kidnapper sont juives à 80%. Là, le hasard ne joue vraiment plus. Il y a une volonté délibérée de casser du Juif.

Pourquoi la police n'a rien su ou pu trouver tout le temps où Ilan était enfermé dans un appartement à Bagneux, laissé nu attaché et torturé ? Pendant 3 semaines, ses cris n'ont pas été entendus par les voisins ? Poussons plus loin, même si le fait que de nombreuses tentatives aient visé les Juifs, disons par une étrange, mais réelle, coïncidence, pourquoi s'acharner avec une telle cruauté et tant d'horreurs sur celui qui n'a pas pu se sauver?

Il fallait voir ce matin la dignité et le recueillement des 1500 personnes présentes au cimetière pour rendre un dernier hommage à Ilan, notre enfant à tous, mort pour rien. Pas de mots violents, pas de mosquées brûlées, pas de slogans agressifs et anti musulmans.

Si Mohamed avait été tué dans les mêmes conditions par Moshé avec l'aide de Sarah, combien de synagogues brûlées, combien de Juifs molestés combien de manifestants hystériques dans les rues?"

Dans sa déclaration, le Crif, comme à son habitude, essaie de ménager le chou et la chèvre. Il prend contact avec les autorités et préconise le calme. Voici sa déclaration :

"Le CRIF a appris avec consternation l’assassinat dans des conditions horribles du jeune Ilan Halimi.

Le CRIF a immédiatement pris contact avec les pouvoirs publics, en particulier avec les cabinets du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur pour demander que tout soit mis en œuvre pour retrouver au plus vite les auteurs de ce crime et notamment pour déterminer si l’appartenance de la victime à la communauté juive a été ou non déterminante dans le déroulement et l’issue tragique de cet assassinat.

Selon les autorités, il s’agirait d’un gang de banlieue qui n’aurait pas agi sur des motivations antisémites et qui par le passé aurait tenté d’enlever d’autres personnes qui n’étaient pas toutes juives. Un groupe d’une dizaine de personnes a été arrêté la nuit dernière.

Le CRIF partage l’émotion de la communauté juive. Il convient de garder sang froid et prudence dans l’attente de nouveaux développements de l’enquête."

D’habitude, je souscris à ce genre de propos lénifiants, destinés, à juste titre, à éviter les réactions hystériques. Et j’y souscris aujourd’hui encore. Mais cette fois, il manque quelque chose à cette déclaration ; "d’accord pour tout, messieurs, mais maintenant, que fait-on ? Si vous nous représentez, il faut aller plus avant."

Relisez la Tora, relisez le Talmud, écoutez nos Sages ; lorsque la bouche a prononcé les mots, elle doit se clore jusqu’à ce que l’action suive ; c’est pour cela que lorsqu’on a récité le kiddoush, par exemple, on se tait jusqu’à ce qu’on ait bu le vin de la bénédiction ! Beau symbole ! Mais comment répondre à de tels actes ? Comment les prévenir, comment les empêcher, une fois qu’on en a souligné l’atrocité ?

Parler, et après ? Nous avons, à Primo, un membre merveilleux que tous admirent et honorent. Une femme dont l’énergie constructive est un exemple constant ; auprès d’elle on se sent meilleur.

Voici ce qu’elle dit aujourd’hui :

"Vous êtes jeunes et je suis "Mamie"...

J’en ai assez! Assez de voir de jeunes Juifs effondrés, en larmes, pleurer sur des tombereaux d'horreurs qui ne sont pas de leur fait!

Mourir après un kidnapping peut arriver :

Mais pourquoi comme le lumineux Daniel Pearl? Pourquoi ?

Pourquoi comme les 2 soldats de Ramallah? Pourquoi ?

Pourquoi comme le jeune Berg ? Pourquoi ??

Pourquoi comme le jeune DJ aux yeux crevés? Pourquoi ?

Pourquoi 3 semaines de sadisme sans pitié ? Pourquoi ?

Ne pourrons-nous un jour enfin mourir comme tout le monde ? D’accident, d'enlèvement, d'une balle perdue ... ?

Pourquoi ???????"

Je ne sais pas pourquoi.

Je sais seulement que je ne veux plus de ça.

Que ma communauté, mais aussi, et j’ose dire surtout, mes compatriotes, dans leur immense majorité, sont révoltés et exaspérés. Et je leur dis : "Ne nous laissez pas tomber ; non pas pour nous préserver, non pas pour nous aider seulement, mais pour VOUS prémunir aussi contre l’innommable. Nous sommes la ligne de front ; vous êtes juste dans notre dos, et aujourd’hui, vous le savez.

Rejoignez-nous, travaillons ensemble. Agissons ! Oh, je ne préconise ni révoltes ni combats, ni affrontements ni molestations, non. Nous pouvons, nous allons agir positivement, dans le seul souci de donner à la vie sa préséance, et à la dignité humaine la place qui lui revient. Demain".

Car aujourd’hui, je veux encore pleurer Ilan, là-bas, tout abîmé et si seul dans sa tombe, à 23 ans, avec toutes ces poignées de terre sur lui.

Yaël König © Primo-Europe, 17 février 2006 à 17 heures

16/02/2006

16/02/06 - 22:28

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PAIE CHER

10/02/2006

10/02/06 - 18:25

Confucius 4


Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun yu, les Entretiens de Confucius
< CHAPITRE PREMIER >
I.1. Le Maître dit : « Celui qui étudie pour appliquer au bon moment n’y trouve-t-il pas de la satisfaction ? Si des amis viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un homme honorable ? »

I.2. Iou tzeu¹ dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. »

1. Disciple de Confucius. Le seul, avec Tseng tseu, qui soit dénommé « maître » (MBC).

I.3. Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »

I.4. Tseng tzeu dit : « Je m’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues. »

I.5. Le Maître dit : « Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n’employer le peuple que dans les temps convenables¹.

1. Afin de ne pas nuire aux travaux des champs.

I.6. Le Maître dit : « Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. »

I.7. Tzeu hia dit : « Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas étudié, j’affirmerais qu’il a étudié. »

I.8. Le Maître dit : « Si un homme honorable manque de gravité, il ne sera pas respecté et sa connaissance ne sera pas solide. Qu’il mette au premier rang la loyauté et la sincérité ; qu’il ne lie pas amitié avec des hommes qui ne lui ressemblent pas ; s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en corriger. »

I.9. Tseng tzeu dit : « Si le prince rend les derniers devoirs à ses parents avec un vrai zèle et honore par des offrandes ses ancêtres même éloignés, la Vertu fleurira parmi le peuple. »

I.10. Tzeu k’in adressa cette question à Tzeu koung : « Quand notre Maître arrive dans une principauté, il reçoit toujours des renseignements sur l’administration de l’État. Est-ce lui qui les demande au prince, ou bien est-ce le prince qui les lui offre ? » Tzeu koung répondit : « Notre Maître les obtient non par des interrogations, mais par sa douceur, son calme, son respect, sa tenue modeste et sa déférence. Il a une manière d’interroger qui n’est pas celle des autres hommes. »

I.11. Le Maître dit : « Du vivant de son père, observez les intentions d’un homme. Après la mort de son père, observez sa conduite. Si, durant les trois ans de deuil, il ne dévie pas de la voie dictée par son père, on pourra dire qu’il pratique la piété filiale. »

I.12. Iou tzeu dit : « Dans l’usage des rites, le plus précieux est l’harmonie. C’est pour cette raison que les règles des anciens souverains sont excellentes. Toutes les actions, grandes ou petites, s’y conforment. Cependant, il est une chose qu’il faut éviter : cultiver l’harmonie pour elle-même, sans qu’elle soit réglée par les rites, ne peut se faire. »

I.13. Iou tzeu dit : « Toute promesse conforme à la justice peut être tenue. Tout respect ajusté aux rites éloigne honte et déshonneur. Si vous choisissez pour protecteur un homme digne de votre amitié et de votre confiance, vous pourrez lui rester attaché à jamais. »

I.14. Le Maître dit : « Un homme honorable qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est diligent en affaires et circonspect dans ses paroles, qui se rectifie auprès des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre. »

I.15. Tzeu koung dit : « Que faut-il penser de celui qui, étant pauvre, n’est pas flatteur, ou qui, étant riche, n’est pas orgueilleux ? » Le Maître répondit : « Il est louable ; mais celui-là l’est encore plus qui, dans la pauvreté, vit content, ou qui, au milieu des richesses, reste courtois. » Tzeu koung répliqua : « On lit dans le Livre des Odes¹ : “Coupez et limez, taillez et polissez.” Ces paroles n’ont-elles pas le même sens² ? » Le Maître repartit : « Seu³, je peux enfin parler avec toi du Livre des Odes ! À ma réponse à ta question, tu as aussitôt compris le sens des vers que tu as cités. »

1. Le Livre des Odes, l’un des cinq grands classiques chinois, avec le Livre des Mutations, le Livre des Documents, le Livre des Rites et les annales des Printemps et Automnes (MBC).

2. Ne signifient-elles pas que l’homme honorable ne doit pas se contenter de n’être ni flatteur dans la pauvreté ni orgueilleux dans l’opulence, mais travailler à conserver toujours la joie de l’âme et la modération ?

3. Tzeu koung.


I.16. Le Maître dit : « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. »

La suite...


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Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun Yu, les Entretiens de Confucius, traduction de Séraphin Couvreur.
index | contact | haut de page

10/02/06 - 18:22

confucius 3

Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun yu, les Entretiens de Confucius
< CHAPITRE PREMIER >
I.1. Le Maître dit : « Celui qui étudie pour appliquer au bon moment n’y trouve-t-il pas de la satisfaction ? Si des amis viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un homme honorable ? »

I.2. Iou tzeu¹ dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. »

1. Disciple de Confucius. Le seul, avec Tseng tseu, qui soit dénommé « maître » (MBC).

I.3. Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »

I.4. Tseng tzeu dit : « Je m’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues. »

I.5. Le Maître dit : « Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n’employer le peuple que dans les temps convenables¹.

1. Afin de ne pas nuire aux travaux des champs.

I.6. Le Maître dit : « Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. »

I.7. Tzeu hia dit : « Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas étudié, j’affirmerais qu’il a étudié. »

I.8. Le Maître dit : « Si un homme honorable manque de gravité, il ne sera pas respecté et sa connaissance ne sera pas solide. Qu’il mette au premier rang la loyauté et la sincérité ; qu’il ne lie pas amitié avec des hommes qui ne lui ressemblent pas ; s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en corriger. »

I.9. Tseng tzeu dit : « Si le prince rend les derniers devoirs à ses parents avec un vrai zèle et honore par des offrandes ses ancêtres même éloignés, la Vertu fleurira parmi le peuple. »

I.10. Tzeu k’in adressa cette question à Tzeu koung : « Quand notre Maître arrive dans une principauté, il reçoit toujours des renseignements sur l’administration de l’État. Est-ce lui qui les demande au prince, ou bien est-ce le prince qui les lui offre ? » Tzeu koung répondit : « Notre Maître les obtient non par des interrogations, mais par sa douceur, son calme, son respect, sa tenue modeste et sa déférence. Il a une manière d’interroger qui n’est pas celle des autres hommes. »

I.11. Le Maître dit : « Du vivant de son père, observez les intentions d’un homme. Après la mort de son père, observez sa conduite. Si, durant les trois ans de deuil, il ne dévie pas de la voie dictée par son père, on pourra dire qu’il pratique la piété filiale. »

I.12. Iou tzeu dit : « Dans l’usage des rites, le plus précieux est l’harmonie. C’est pour cette raison que les règles des anciens souverains sont excellentes. Toutes les actions, grandes ou petites, s’y conforment. Cependant, il est une chose qu’il faut éviter : cultiver l’harmonie pour elle-même, sans qu’elle soit réglée par les rites, ne peut se faire. »

I.13. Iou tzeu dit : « Toute promesse conforme à la justice peut être tenue. Tout respect ajusté aux rites éloigne honte et déshonneur. Si vous choisissez pour protecteur un homme digne de votre amitié et de votre confiance, vous pourrez lui rester attaché à jamais. »

I.14. Le Maître dit : « Un homme honorable qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est diligent en affaires et circonspect dans ses paroles, qui se rectifie auprès des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre. »

I.15. Tzeu koung dit : « Que faut-il penser de celui qui, étant pauvre, n’est pas flatteur, ou qui, étant riche, n’est pas orgueilleux ? » Le Maître répondit : « Il est louable ; mais celui-là l’est encore plus qui, dans la pauvreté, vit content, ou qui, au milieu des richesses, reste courtois. » Tzeu koung répliqua : « On lit dans le Livre des Odes¹ : “Coupez et limez, taillez et polissez.” Ces paroles n’ont-elles pas le même sens² ? » Le Maître repartit : « Seu³, je peux enfin parler avec toi du Livre des Odes ! À ma réponse à ta question, tu as aussitôt compris le sens des vers que tu as cités. »

1. Le Livre des Odes, l’un des cinq grands classiques chinois, avec le Livre des Mutations, le Livre des Documents, le Livre des Rites et les annales des Printemps et Automnes (MBC).

2. Ne signifient-elles pas que l’homme honorable ne doit pas se contenter de n’être ni flatteur dans la pauvreté ni orgueilleux dans l’opulence, mais travailler à conserver toujours la joie de l’âme et la modération ?

3. Tzeu koung.


I.16. Le Maître dit : « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. »

La suite...


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Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun Yu, les Entretiens de Confucius, traduction de Séraphin Couvreur.
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10/02/06 - 18:16

Confucius 2


Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun yu, les Entretiens de Confucius
< CHAPITRE PREMIER >
I.1. Le Maître dit : « Celui qui étudie pour appliquer au bon moment n’y trouve-t-il pas de la satisfaction ? Si des amis viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un homme honorable ? »

I.2. Iou tzeu¹ dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. »

1. Disciple de Confucius. Le seul, avec Tseng tseu, qui soit dénommé « maître » (MBC).

I.3. Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »

I.4. Tseng tzeu dit : « Je m’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues. »

I.5. Le Maître dit : « Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n’employer le peuple que dans les temps convenables¹.

1. Afin de ne pas nuire aux travaux des champs.

I.6. Le Maître dit : « Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. »

I.7. Tzeu hia dit : « Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas étudié, j’affirmerais qu’il a étudié. »

I.8. Le Maître dit : « Si un homme honorable manque de gravité, il ne sera pas respecté et sa connaissance ne sera pas solide. Qu’il mette au premier rang la loyauté et la sincérité ; qu’il ne lie pas amitié avec des hommes qui ne lui ressemblent pas ; s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en corriger. »

I.9. Tseng tzeu dit : « Si le prince rend les derniers devoirs à ses parents avec un vrai zèle et honore par des offrandes ses ancêtres même éloignés, la Vertu fleurira parmi le peuple. »

I.10. Tzeu k’in adressa cette question à Tzeu koung : « Quand notre Maître arrive dans une principauté, il reçoit toujours des renseignements sur l’administration de l’État. Est-ce lui qui les demande au prince, ou bien est-ce le prince qui les lui offre ? » Tzeu koung répondit : « Notre Maître les obtient non par des interrogations, mais par sa douceur, son calme, son respect, sa tenue modeste et sa déférence. Il a une manière d’interroger qui n’est pas celle des autres hommes. »

I.11. Le Maître dit : « Du vivant de son père, observez les intentions d’un homme. Après la mort de son père, observez sa conduite. Si, durant les trois ans de deuil, il ne dévie pas de la voie dictée par son père, on pourra dire qu’il pratique la piété filiale. »

I.12. Iou tzeu dit : « Dans l’usage des rites, le plus précieux est l’harmonie. C’est pour cette raison que les règles des anciens souverains sont excellentes. Toutes les actions, grandes ou petites, s’y conforment. Cependant, il est une chose qu’il faut éviter : cultiver l’harmonie pour elle-même, sans qu’elle soit réglée par les rites, ne peut se faire. »

I.13. Iou tzeu dit : « Toute promesse conforme à la justice peut être tenue. Tout respect ajusté aux rites éloigne honte et déshonneur. Si vous choisissez pour protecteur un homme digne de votre amitié et de votre confiance, vous pourrez lui rester attaché à jamais. »

I.14. Le Maître dit : « Un homme honorable qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est diligent en affaires et circonspect dans ses paroles, qui se rectifie auprès des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre. »

I.15. Tzeu koung dit : « Que faut-il penser de celui qui, étant pauvre, n’est pas flatteur, ou qui, étant riche, n’est pas orgueilleux ? » Le Maître répondit : « Il est louable ; mais celui-là l’est encore plus qui, dans la pauvreté, vit content, ou qui, au milieu des richesses, reste courtois. » Tzeu koung répliqua : « On lit dans le Livre des Odes¹ : “Coupez et limez, taillez et polissez.” Ces paroles n’ont-elles pas le même sens² ? » Le Maître repartit : « Seu³, je peux enfin parler avec toi du Livre des Odes ! À ma réponse à ta question, tu as aussitôt compris le sens des vers que tu as cités. »

1. Le Livre des Odes, l’un des cinq grands classiques chinois, avec le Livre des Mutations, le Livre des Documents, le Livre des Rites et les annales des Printemps et Automnes (MBC).

2. Ne signifient-elles pas que l’homme honorable ne doit pas se contenter de n’être ni flatteur dans la pauvreté ni orgueilleux dans l’opulence, mais travailler à conserver toujours la joie de l’âme et la modération ?

3. Tzeu koung.


I.16. Le Maître dit : « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. »

La suite...


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Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun Yu, les Entretiens de Confucius, traduction de Séraphin Couvreur.
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10/02/06 - 18:12

les entretiens de Confucius


Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun yu, les Entretiens de Confucius
< CHAPITRE PREMIER >
I.1. Le Maître dit : « Celui qui étudie pour appliquer au bon moment n’y trouve-t-il pas de la satisfaction ? Si des amis viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un homme honorable ? »

I.2. Iou tzeu¹ dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. »

1. Disciple de Confucius. Le seul, avec Tseng tseu, qui soit dénommé « maître » (MBC).

I.3. Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »

I.4. Tseng tzeu dit : « Je m’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues. »

I.5. Le Maître dit : « Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n’employer le peuple que dans les temps convenables¹.

1. Afin de ne pas nuire aux travaux des champs.

I.6. Le Maître dit : « Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. »

I.7. Tzeu hia dit : « Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas étudié, j’affirmerais qu’il a étudié. »

I.8. Le Maître dit : « Si un homme honorable manque de gravité, il ne sera pas respecté et sa connaissance ne sera pas solide. Qu’il mette au premier rang la loyauté et la sincérité ; qu’il ne lie pas amitié avec des hommes qui ne lui ressemblent pas ; s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en corriger. »

I.9. Tseng tzeu dit : « Si le prince rend les derniers devoirs à ses parents avec un vrai zèle et honore par des offrandes ses ancêtres même éloignés, la Vertu fleurira parmi le peuple. »

I.10. Tzeu k’in adressa cette question à Tzeu koung : « Quand notre Maître arrive dans une principauté, il reçoit toujours des renseignements sur l’administration de l’État. Est-ce lui qui les demande au prince, ou bien est-ce le prince qui les lui offre ? » Tzeu koung répondit : « Notre Maître les obtient non par des interrogations, mais par sa douceur, son calme, son respect, sa tenue modeste et sa déférence. Il a une manière d’interroger qui n’est pas celle des autres hommes. »

I.11. Le Maître dit : « Du vivant de son père, observez les intentions d’un homme. Après la mort de son père, observez sa conduite. Si, durant les trois ans de deuil, il ne dévie pas de la voie dictée par son père, on pourra dire qu’il pratique la piété filiale. »

I.12. Iou tzeu dit : « Dans l’usage des rites, le plus précieux est l’harmonie. C’est pour cette raison que les règles des anciens souverains sont excellentes. Toutes les actions, grandes ou petites, s’y conforment. Cependant, il est une chose qu’il faut éviter : cultiver l’harmonie pour elle-même, sans qu’elle soit réglée par les rites, ne peut se faire. »

I.13. Iou tzeu dit : « Toute promesse conforme à la justice peut être tenue. Tout respect ajusté aux rites éloigne honte et déshonneur. Si vous choisissez pour protecteur un homme digne de votre amitié et de votre confiance, vous pourrez lui rester attaché à jamais. »

I.14. Le Maître dit : « Un homme honorable qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est diligent en affaires et circonspect dans ses paroles, qui se rectifie auprès des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre. »

I.15. Tzeu koung dit : « Que faut-il penser de celui qui, étant pauvre, n’est pas flatteur, ou qui, étant riche, n’est pas orgueilleux ? » Le Maître répondit : « Il est louable ; mais celui-là l’est encore plus qui, dans la pauvreté, vit content, ou qui, au milieu des richesses, reste courtois. » Tzeu koung répliqua : « On lit dans le Livre des Odes¹ : “Coupez et limez, taillez et polissez.” Ces paroles n’ont-elles pas le même sens² ? » Le Maître repartit : « Seu³, je peux enfin parler avec toi du Livre des Odes ! À ma réponse à ta question, tu as aussitôt compris le sens des vers que tu as cités. »

1. Le Livre des Odes, l’un des cinq grands classiques chinois, avec le Livre des Mutations, le Livre des Documents, le Livre des Rites et les annales des Printemps et Automnes (MBC).

2. Ne signifient-elles pas que l’homme honorable ne doit pas se contenter de n’être ni flatteur dans la pauvreté ni orgueilleux dans l’opulence, mais travailler à conserver toujours la joie de l’âme et la modération ?

3. Tzeu koung.


I.16. Le Maître dit : « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. »

La suite...


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Introduction, I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX.

Lun Yu, les Entretiens de Confucius, traduction de Séraphin Couvreur.
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07/02/2006

07/02/06 - 22:48

COUCOU UN PETIT BONSOIR A TOUS ME REVOILA

APRES DEUX MOIS D'UN TRAVAIL HARASSANT
bonne année
et bonne santé
et plein de rencontres

09/12/2005

09/12/05 - 23:39

SUIS JE VIRGINIA WOOLF?

mais peut etre l'ai je été dans une autre vie!

23/11/2005

23/11/05 - 21:46

je REviens vous dire au revoir

je vais fermer mon blog dans quelques jours

je vais etre de plus en plus débordé

et je pars ouvrir une succursale de mon activité à l'étranger

j'ai rencontré des personnes très sympatique içi

que je ne vois pas assez souvent

je leurs transmets donc mes cordiales salutations

a bientôt donc

13/05/2005

10/02/2005

05/02/2005

30/01/2005

26/01/2005

26/01/05 - 23:39

je me suis permis de mettre ma photo, regarder la bien car l'original n'est pas pour vous

26/01/05 - 22:09

Také 5 fin

Take se réveille le lendemain dans une chambre toute blanche.
x
x
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x
x
extrais censuré

Take pense au vieux professeur si jentil, qu'il a rencontré sur le banc, il voudrai courir pour aller le voir, mais le monsieur lui fermerai certainement la porte au nez.
Quel age peut il avoir, il doit pas etre si vieux puisqu'il travaille toujour.

Il n'a plus personne au monde, ses parents son morts tous les deux en l'espace de quelques mois.

Que va t'il devenir, plus de famille, pas d'amis, a part ce vieux professeur, pas d'amant, et encore moins de maitresse.
Dépossédé d'une partie de sa personne.

Le gardien maniaque, aujourd'hui en prison, est devenu fou, il a décidé de faire payer à Take son insolente beauté, mais Take ne le sait pas, il comprend pas ce qui a pu se passer dans la tète de l'homme lorsque celui ci s'est saisi d'un objet tranchant et à couper le sexe de Také.

Le jeune homme ne se souvient plus de rien, et jusqu'a aujourd'hui avait complètement oublié ce cauchemart.
Ses parents n'ayant pas les moyens de payer la gtreffe qui lui aurai donné une apparence à peu près normale laisserent les médecins faire pour le mieux.

Le chirurgien qui à opéré Take par mesure d'economie à mis à la place du sexe de Take un petit tuyaux en plastique pour que celui ci puisse uriné.

Dans son état il est fort probable qu'il ne connaitra jamais de vie de couple.

L'homme à reussi il a detruit la vie de Take et celui-çi ne l'oubliera jamais.

Take retourne à sa chambre, il sort la valise de l'armoire et y range ses maigres affaires;
Il trouve du papier et un stylo dans le tiroir de la table

Il griffonne un petit mot a l'attention du vieux monsieur, le remerçiant pour son geste, y joint les billets de banque et met le tout dans une enveloppe également trouvée dans le tirroir qu'il referme soigneusement en écrivant lisiblement le nom du destinataire dessus avec la carte de visite a coté.

Fin


transposition d'un fait réel survenu a Paris, dans le livre de Takechi Kitano, Asakusa Kid